La paix ne peut pas signifier la « capitulation » de l’Ukraine, dit Macron devant Trump
En visite à Washington, le président français, Emmanuel Macron, a assuré lundi devant son hôte Donald Trump que la France et les États-Unis travaillaient ensemble pour mettre fin à la guerre en Ukraine, au cours d'une conférence de presse qui a néanmoins mis en avant les profondes divergences entre les deux pays. Le chef de l'État français s'est dit Multipliant les remerciements et les félicitations, soulignant l'alliance historique entre les deux pays et ses bonnes relations avec son homologue, Emmanuel Macron a beaucoup insisté sur l'objectif commun d'en arriver à une paix durable en Ukraine. Il a même salué l'accord que veut conclure Donald Trump sur les terres rares ukrainiennes, disant y voir un Je pense que la force du réengagement américain signifie plus d'incertitude pour Vladimir Poutine. Il y a donc une capacité de dissuasion qui est là, qui permettra à une trêve de se mettre en place, dans un premier temps. Les États-Unis ont Avant leur rencontre bilatérale tout comme lors de la conférence de presse conjointe, le ton était conciliant, les compliments nombreux, et les déclarations générales auraient pu donner l'impression que les deux dirigeants étaient sur la même longueur d'onde, mais leurs propos illustraient l'écart entre les deux positions. La visite du président français à la Maison-Blanche, qui coïncide avec le troisième anniversaire du déclenchement de la guerre en Ukraine, lancée par l'invasion de la Russie, survient alors que le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis marque un virage radical dans la position américaine face aux acteurs du conflit. Les explications de notre correspondante à Washington Azeb Wolde-Giorghis Écartés des pourparlers de paix que Washington a engagés avec Moscou, Kiev et ses alliés occidentaux, multiplient les discussions – pour lesquelles l'Hexagone est à l'avant-plan – afin de s'assurer que les intérêts de l'Ukraine soient pris en compte. Emmanuel Macron, contrairement à son homologue, a d'ailleurs lourdement insisté sur les garanties de sécurité qui devaient être fournies à l'Ukraine pour éviter que le président russe, Vladimir Poutine, repasse à l’attaque. Il a également parlé de l' Emmanuel Macron a en outre déclaré que les pays européens étaient prêts à prendre leurs responsabilités pour vérifier que Donald Trump a assuré que Vladimir Poutine était ouvert à la présence de troupes européennes de maintien de la paix en Ukraine. Interrogé sur les raisons qui l'incitaient à faire confiance à Vladimir Poutine, Donald Trump a simplement dit qu'un accord serait bénéfique à Moscou. Je pense que la Russie a tout intérêt à conclure un accord. Je crois vraiment que Poutine veut conclure un accord. Tout accord de paix avec la Russie doit être Il a évoqué à plusieurs reprises les accords de cessez-le-feu de Minsk, conclus entre l'Ukraine et les séparatistes prorusses, qui n'ont jamais été véritablement appliqués et qui n'ont pas empêché l'invasion russe de 2022. Le président américain a dit espérer que le conflit se termine d'ici Donald Trump et son administration réclament un accès aux terres rares – des minerais critiques – ukrainiennes. Le président américain a récemment déclaré qu'il voulait pour les États-Unis Avant leur rencontre, Donald Trump a d'ailleurs répété devant les journalistes réunis dans le bureau ovale l'argument fallacieux dont il se sert pour justifier son plan d'accès aux minerais critiques ukrainiens, soit le fait que les États-Unis ont selon lui fourni à l'Ukraine une aide financière beaucoup plus considérable que les pays européens. Il est encore revenu à la charge au cours de la conférence de presse. Donald Trump martèle que les États-Unis ont dépensé 350 milliards de dollars américains – plus de deux fois le montant déboursé par l'Europe, des chiffres contredits par les données de l'Institut de Kiel pour l'économie mondiale, qui recense l'aide fournie à Kiev. Selon l'institut de recherche économique, qui est basé en Allemagne, l'Europe est le plus grand contributeur, avec un total de 138 milliards de dollars américains versés à l'Ukraine depuis trois ans pour l'aide militaire, financière et humanitaire. L'aide militaire des États-Unis dépasse celle de l'Europe, mais leur contribution totale est inférieure à 120 milliards. Après avoir qualifié le président Zelensky de « dictateur sans élection », la semaine dernière, Donald Trump a par ailleurs refusé d'appliquer cette conclusion au président russe. Avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, Donald Trump a dit avoir des Le président Poutine a pour sa part affirmé lundi à la télévision russe que des entreprises américaines et russes étaient déjà Il a par ailleurs ajouté que les Européens pouvaient Autre signe des divergences entre les États-Unis et ceux qui sont sur papier leurs alliés : les Américains ont voté avec Moscou, plus tôt dans la journée, pour rejeter une résolution présentée devant l’Assemblée générale des Nations unies pour réclamer le retrait immédiat des troupes russes du territoire ukrainien. La résolution préparée par Kiev et ses alliés européens a été adoptée à 93 voix contre 18, avec 65 abstentions. Washington a échoué à faire adopter sa propre résolution, qui réclamait la fin de la guerre sans rappeler l’invasion de Moscou et sans mentionner l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Les États-Unis sont également absents de la rencontre de soutien qui se tient à Kiev et à laquelle participent des leaders européens et le premier ministre canadien, Justin Trudeau. Une douzaine de ministres de la Défense européens se sont par ailleurs entretenus avec leur homologue ukrainien par visioconférence. Les leaders du G7 ont aussi tenu une visioconférence plus tôt dans la journée. Emmanuel Macron était alors à la Maison-Blanche aux côtés de Donald Trump. Avec les informations de Agence France-Presse et New York Timesconvaincu qu’il y avait un chemin
pour mettre fin au conflit, saluant des progrès
dans plusieurs domaines, tandis que le président américain a présenté sa rencontre avec son homologue comme un pas important
vers une paix permanente entre la Russie et l'Ukraine.engagement pour une Ukraine souveraine
, et l'annonce de son homologue américain de vouloir rencontrer Volodymyr Zelensky pour signer l'entente.cette capacité
, a-t-il dit.
agresseur
russe et de crimes de guerre
, des mots que n'utilise pas le président américain.Nous voulons un deal rapide, mais pas un accord qui soit fragile
, a souligné le président Macron. Nous voulons la paix. Cette paix ne peut pas signifier la capitulation de l'Ukraine
, a-t-il ajouté. Personne n'a envie de vivre dans un monde où la loi du plus fort peut s'imposer.
la paix [soit] bien respectée
une fois un cessez-le-feu conclu et qu'ils étaient même prêts à aller jusqu'à l'envoi de troupes
.Oui, il acceptera ça, a-t-il répondu à un journaliste. Je lui ai posé la question. Écoutez, si nous concluons cet accord, il ne cherchera pas à faire davantage la guerre.
évalué, vérifié et contrôlé
, a de son côté insisté le président Macron.quelques semaines
. Il a par ailleurs affirmé que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, pourrait venir à la Maison-Blanche cette semaine ou la semaine prochaine
pour signer l'entente que les Américains cherchent à conclure avec l'Ukraine.l'équivalent de 500 milliards de dollars [américains] en terres rares
ukrainiennes en guise de compensation pour l'aide fournie.Macron corrige Trump
Juste pour que vous compreniez, l’Europe prête de l’argent à l’Ukraine. Elle récupère son argent
, a-t-il soutenu, aussitôt interrompu par Emmanuel Macron, qui lui a saisi le bras avant de le corriger.Non, en fait, pour être franc, nous avons payé. Nous avons payé 60 % de l'effort total. C’était comme les États-Unis : des prêts, des garanties, des subventions, a-t-il expliqué. Nous avons 230 milliards de dollars [américains] d’actifs gelés en Europe, des actifs russes. Mais ce n’est pas une garantie de prêt, car cela ne nous appartient pas. [Les fonds] sont donc gelés.
Si vous croyez cela, c'est correct pour moi
, a répondu Donald Trump, répétant sa prémisse : Ils récupèrent leur argent, et nous non. Mais maintenant, nous le [récupérons].
Je n'utilise pas ces mots à la légère
, a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait si le président russe, qui a écrasé les voix dissidentes dans son pays, était un dictateur
.discussions sérieuses
avec son homologue russe concernant la fin de la guerre
et des transactions majeures de développement économique
entre les États-Unis et la Russie, sous le coup de nombreuses sanctions depuis l'invasion de l'Ukraine.en contact
et s'est dit prêt à accueillir des partenaires étrangers dans nos nouveaux territoires historiques qui ont été restitués à la Russie
.participer
au processus de règlement du conflit.Washington appuie Moscou
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